Aies-je dessiné ce week-end ? Non… CEPENDANT ! Grâce à l’écriture de mes articles précédents, l’inspiration pour un tableau/dessin commence à arriver tout doucement. Même si mes démons me disent que l’idée n’est pas parfaite et :
Il manque quelque chose.
Mais quoi ? … A moins que cette phrase vient d’un de mes souvenirs…
En 2018, je passe mon bac. Un bac STD2A, diplôme technologique en design et arts appliqués que j’ai obtenue. Un projet de 75 heures, accompagné par 2 professeurs spécialisé dans le domaine. Un 9 coefficient… 16 ! Pourquoi ? Parce qu’ « il manquait quelque chose ».
Il manque quelque chose ? Mais quoi ?
Figurez vous que je n’ai jamais eu de réponse. Je ne sais pas ce qu’il manquait à mon projet. Personne ne m’a expliqué ce qu’il n’allait pas. En vrai, aujourd’hui, je me demande si le résonnement des personnes n’était pas trop subjectif pour noté un projet important pour un diplôme. Mais vu que plusieurs personnes m’ont signifié qu’il manquait un truc… Je suppose que c’était moi le problème…
Ou était-ce vraiment moi le problème ?
Tu cherches sûrement la réponse à la question. Je n’ai que des théories mais aucune réponse fixe, bien évidemment. Car je ne suis pas omnisciente. Et tant mieux ! Mon imperfection fait de moi qui je suis. Oui, je peux essayer de m’améliorer. Mais m’améliorer comment ? Personne ne donne un chemin à suivre. Et même s’il y en a un : obtenir un diplôme, trouver un emploi, se marier, avoir des enfants et partir en retraite. Est-ce que c’est ca la voie pour tous le monde ? Ce n’est pourtant pas très précis. Et puis la vie n’est pas linéaire. Il y a des hauts, des bas et des moments plats.
Quelqu’un pourrait me dire : « Ah. Tu devrais changer ca ! » Mais pourquoi ? Pour qui ? Est-ce vraiment bon pour moi ? Comment une personne qui ne vit pas dans mon corps et qui n’a pas vécu ma vie peut-elle dire comment je devrais me changer ? Elle n’a juste pas tous les paramètres à prendre en compte avant d’arriver à la conclusion. Elle se base essentiellement sur ce que la société a décidé qui était bien et l’autre partie sur son expérience. Mais ce n’est pas moi, ni pour moi. Je ne rentre pas dans sa case car nos expériences sont complètement uniques.
Oui, on pourrait essayer de synthétiser la vie de chacune… Mais en synthétisant, on oublie les détails. Car ce sont ces détails qui nous définissent.
Alors… Qu’est-ce qu’il manque dans mon idée de dessin ?
La posture ? Le choix des couleurs ? Mon manque de connaissance des proportions correctes de l’anatomie humain ? Le choix du médium ou du support ?
Tel est la questions. Mais ce sont ces questions et mes choix qui vont faire de moi l’artiste qui je suis.
Est-ce que j’essaie d’améliorer mon dessin pour que les proportions soient parfaites pour que les personnes ne puissent pas dire que n’importe qui pourrais dessiner ca ?
Est-ce que j’essaie de justifier absolument le moindre choix afin qu’il soit plus intéressant pour une gallérie qui pourrait potentiellement afficher mon art un jour ?
Ou est-ce que j’envoie les démons pètre afin de pouvoir exprimer mon moi profond qui veut que les matériaux soit tel, que les couleurs soient celles-là et que mon art a le droit d’être imparfait… Que j’ai le droit d’avoir mes avis, mes préférences et mon plaisir à m’exprimer. Et au final, aimer l’art que j’aurai produit en étant moi-même et l’avoir fait pour moi. D’aimer mon art et de laisser les personnes qui l’aiment aussi admirer et s’inspirer de ma démarche d’être moi-même. Si des personnes ne l’aiment pas… C’est que mon arts n’est pas fait pour eux. C’est tout simple.
Revenons à l’idée initiale : illustré mon démon intérieur qui me parle et me dis que mon art ne vaut pas le coup, qu’il n’est pas assez intéressant pour les autres et que je vais m’exprimer dans le vide si je ne fais pas un art qu’ils comprennent ou veulent.
Je voulais commencé par du noir et blanc en rajoutant juste une couleur pour faire le maximum de contraste possible et que n’importe qui puisse comprendre le message :
Blanc = Bien
Noir = Mal
Couleur = l’expression
Mais pourquoi ? Je n’aime pas le noir. Ca me déprime. J’aime les couleurs. Et surtout les couleurs pastels. Ca m’apporte de la sérénité et de la joie. Pourquoi faire un tableau que je ne vais pas aimer rien qu’avec le choix des couleurs ? Aucune raison valable pour ma santé mentale et ma démarche de rester moi-même tout en devenant l’artiste que je veux être.
Et puis pourquoi pour exprimer ma douleur, je dois faire mal aux autres en utilisant des couleurs qui mettent mal à l’aise ? Pareil : aucune raison valable !
« Oui, mais on fait de l’art pour évoquer chez le spectateur une émotion ! »
… Oui. Mais est-ce que c’est nécessaire de le déprimé au passage et de le faire fuir devant son art ? L’art a le droit d’être agréable à regarder, tout en créant une émotion chez le spectateur. La France est cité comme le pays le plus dépressif au MONDE ! Est-ce qu’il y a vraiment besoin de remuer le couteau dans la plaie ? Oui, les spectateurs ne sont pas tous français, surtout si je poste en ligne. Mais cela ne veut pas dire que le but de l’art est de dégoûter les spectateurs de l’art. C’est mon avis.
Donc utilisons la couleur pour exprimer des sujets difficiles ! Il y a des milliers ou des millions de couleurs, pourquoi ne pas les utiliser pour exprimer les émotions au lieu du basique blanc et noir ?
Il est temps de ramener des couleurs dans la vie difficile qui est la notre à notre époque où rien de va quasiment partout dans le monde, même dans les pays ‘développés’ !






