Jour 2 : Nostalgie et souvenirs des créations


Et si je devenais artiste aujourd’hui ? Impulsivement et sans y réfléchir qu’est-ce que je montrerais ?

Mes anciens dessins qui date d’au moins 5 ans ? Pas ouf ca. Mon niveau a changé. Je n’ai plus beaucoup dessiné depuis.

Mes peintures que j’ai essayé de faire pour me remettre dans l’art en me posant moins de question ? Intéressant mais pas assez intéressant pour les autres. Surtout qu’ils date d’il y a 1 ou 2 ans aussi. Donc pas si récent que ca…

Et si c’était de nouveau mes démons qui parlaient encore à ma place ? Tous ses démons qui sont rentrés dans ma tête au fur et à mesure des années de traumas divers et variés. Maintenant, quels sont mes choix ?

Les laisser en parler ? Mais cela ne m’aide pas à les en sortir. Parler avec eux ? Non plus, cela voudrait dire qu’ils sont omniscient et qu’ils ont raisons à propos des pensées de tous les humains qui passeraient par ce blog. Les ignorer ? Pas fameux non plus. Même les idées les plus noires ont leur source dans une expérience et méritent d’être entendus.

Cependant, ce n’est pas parce que je les entends et les comprends que je vais les laisser me dire ce que je dois ou ne dois pas faire. Car ses mêmes démons n’ont comprimé le cœur d’anxiété hier soir pour me dire que je devrais rester invisible au yeux de tous. Même si me montrer et m’exprimer est le but de ma démarche : devenir artiste. Partager mon expérience à d’autres qui peuvent trouver de l’inspiration ou de la motivation à travers mon récit.

Est-ce que j’ai dessiné aujourd’hui ? Non. Mais je fais un pas de plus dans le partage de qui je suis afin d’être plus à l’aise avec ce que j’aimerais devenir.

Aujourd’hui, je vais vous partager 4 de mes anciennes créations afin de commencer notre aventure.

Tout d’abord, Mère Gaïa, le dessin traditionnel, est un grand dessin qu’on m’avait donné à faire en licence. Le but : utiliser tous les médiums et les techniques vu aux ateliers(corps, texture…etc…) sur un format de 50 par 65 cm.

A ce moment là, j’étais enceinte… qu’est-ce que je voulais dessiner pour combiner plein de textures ? La mère terre enceinte qui protège son enfant pas encore né. Quelle note j’ai eu ? Je ne souviens plus ! Mais le fait est que je l’adore encore aujourd’hui. Même 7 ans après !

Pourquoi ? Parce qu’il avait un sens profond pour moi, j’ai mit mon émotion dedans. Malgré le fait que j’ai légèrement bâclé le détail par manque de temps (et surtout d’organisation), c’est toujours mon dessin préféré de l’époque. A ce moment là, à même pas un mois de grossesse, je ressentais déjà une sorte d’instinct maternelle à l’égard de l’enfant qui commençait tout juste à se former dans mon corps. Avec le rêve de tenir un petit être dans mes bras de façon protectrice.

Pour finir, les trois tableaux suivants ont été réalisés en été 2024. Après avoir repris ma vie en main, j’avais voulu peindre sans trop me poser de questions en essayant de trouver ce qui me plaît et quels techniques/couleurs j’aime bien. C’était il y a déjà 2 ans ! Les trois ayant étaient fait sur une toile cartonnée de 24,9×24,9cm pas cher et disponible pour moi à l’époque.

Fait le 28 juin 2024, Eluminova, est le premier tableau fait au couteau. J’ai voulu peindre qu’avec les peintures que j’aimais : rose, violet pastel, jaune, et quelques accents de bleu et de verts. J’imaginais une illumination de couleurs qui explosent enfin. Le but du couteau et la peinture acrylique était de ne pas penser à la perfection et d’explorer les émotions et les couleurs qui me faisaient plaisir.
Fait le 1er juillet 2024, MatQuaspes, est le deuxième tableau à être réalisé. J’ai ressorti mes pastels à l’huile que je n’ai jamais utilisé depuis mes mois de licence art plastique. Le but cet fois était de faire du figuratif en m’inspirant d’un cauchemar que j’avais eu. Un cauchemar dont le personnage principal était ma mère. Ma relation avec ma mère était tendue et j’avais grand besoin de l’exprimer. A l’époque, elle collectionnait des hortensias. Le phare… pour tout vous dire, je ne me souviens plus trop pourquoi je l’ai mit. Possiblement parce qu’il était dans le rêve ou parce qu’il me rappelait l’époque où j’étais avec ma mère au Pays-Bas dans un village côtier. Pour le reste, je pense que vous vous en doutez que le tableau n’est pas très joyeux vu l’ombre à gauche qui symbolise la perte de mémoire du rêve et de cette partie de ma vie.
Fait le 27 juillet 2024, Nucilacus vita, est le troisième et dernier tableau de cette période. J’ai voulu revenir à la peinture puisque je n’ai pas aimé utiliser les pastels à l’huile. De nouveau au couteau, j’ai voulu expérimenté avec la théorie des couleurs et créer un contraste. Vu l’état de ma mémoire, je ne peux plus vous donner les détails exacts derrière la peinture. J’avais commencer par le fond noir, puis décidé d’ajouter les traces bleus. En contraste, j’ai mis mes couleurs préférées (jaune et rose) qui ne vont pas dans le même sens que « l’eau » du tableau. En me rendant compte que ca me rappelait beaucoup un étang, j’ai ajouté du vert foncé pour la verdure des algues/nénuphars. Ceux-ci allant dans le même sens que l’eau, alors que mes couleurs ne vont pas dans ce sens… Mais ils traversent l’eau froide et sombre en gardant leur vivacité.

Voici la fin de cet article de la nostalgie qui m’a permis de me rappelé que cela fait des années que j’aime l’expression visuelle même si aujourd’hui j’ai plus de mal à aller vers le dessin. Même si, pour vous avouer, je commence à me sentir inspiré à dessiner, ou peindre, ses démons qui me freinent de me tourner vers la route que je dois emprunter pour atteindre mon rêve.

Je vous souhaite vivre des épisodes aussi lumineux que joyeux que le tableau Eluminova !

Commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *